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Les origines.
Le jiu-jitsu brésilien reste jeune par rapport à son ancêtre japonais millénaire. Sa lignée tient en quelques noms, quelques villes, et un principe : le levier.
La lignée, de 1879 à 2026
- 1879
Mitsuyo Maeda naît au Japon.
Il pratique d’abord le ju-jitsu de l’école Tenshin-shinyo-ryu en 1896, avant d’entrer au Kodokan, l’école de judo de Jigoro Kano, en 1897.
- 1904
Maeda part aux États-Unis.
Alors 4e dan de judo, il part avec Tsunejiro Tomita faire la démonstration de cette nouvelle discipline en affrontant des lutteurs.
- 1914
Belém, Brésil.
Après un premier séjour en 1907, Maeda participe à des combats de lutte libre (vale-tudo) pour montrer la supériorité du Kodokan. On le surnomme « Conde Koma », le comte des combats. Gastão Gracie l’aide ; en remerciement, il enseigne l’art du combat à son fils, Carlos.
- Carlos
Carlos Gracie adapte la technique.
Attiré par le combat réel, il modifie les techniques apprises pour les adapter à la réalité brésilienne et lance des défis, sans distinction de taille ou de poids. Il demeure invaincu et devient une légende au Brésil.
- Helio
Helio Gracie invente le levier.
De petit gabarit (1,60 m, 64 kg), il repense le ju-jitsu traditionnel avec l’esprit brésilien et adapte les mouvements à sa propre physionomie. Il développe notamment le concept de levier, et crée ainsi un art martial propre.
- 1993
Les premiers UFC.
Le jiu-jitsu brésilien et son application en vale-tudo se révèlent particulièrement efficaces : Royce Gracie l’emporte sur les plus grands maîtres d’arts martiaux des États-Unis.
- 1997
L’Académie Pythagore.
Emmanuel Fernandez découvre le jiu-jitsu brésilien et monte son Académie, l’une des plus anciennes de France.
- 1999
L’école De La Riva.
Ricardo De La Riva devient son maître ; Emmanuel Fernandez devient son représentant officiel en France.
- 2026
100 ceintures noires.
Le 23 mai 2026, l’Académie Pythagore franchit le cap des 100 ceintures noires.
Tout combat réel finit au sol.
Contrairement à la majorité des arts martiaux, qui privilégient le combat debout, pieds et poings, le jiu-jitsu brésilien se focalise sur les principes d’efficacité et le combat au sol. Ceux qui ont développé cet art sont partis du principe que tout combat réel opposant deux adversaires se termine irrémédiablement au sol.
Ce principe s’avère d’autant plus juste si l’un des deux adversaires a fait le choix de combattre au sol : on peut toujours forcer un adversaire à aller au sol, alors qu’on ne peut jamais obliger l’autre à combattre debout.
Tout comme au sambo, les pratiquants du jiu-jitsu brésilien pratiquent le combat au sol total. Ils ont à leur disposition tout un arsenal de clés de bras (épaule, coude, poignet), de clés de jambe (genou, cheville, pied), de clés de cou et d’étranglements. Avec une position caractéristique : la garde, où, dos au sol, on enserre la taille de l’adversaire entre ses jambes, ce qui permet de se protéger des techniques de soumission tout en étant capable d’en délivrer.